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Portrait des 3 personnages principaux de « La Puissance des Mots »

Ce nouveau roman que j’ai écrit est paru récemment.

Je suis ravie de constater qu’il s’est élevé jusqu’à la cinquième place de la catégorie « Liberté de la presse »

De quoi s’agit-il ?

J’ai eu envie de lancer une nouvelle collection, Dossiers H, des romans courts et percutants qui puisent dans le réel.

Des faits méconnus ou des phénomènes de société sous forme de fictions. Parce qu’avec une fiction, on peut montrer des humains. On peut montrer des émotions. Des mères, des fils, des hommes, qui se perdent dans le tumulte du monde.

Petit portrait des trois protagonistes de ce roman

1. KEZA : Assistante sociale attentive et impliquée qui a fui le Rwanda

Son passé : Survivante du génocide rwandais de 1994, Keza a vu l’enfer à l’âge de quinze ans. Sauvée et accueillie par la France, elle a embrassé son pays d’adoption avec la ferveur des rescapés. Pour elle, la République, l’intégration et la laïcité ne sont pas des concepts politiques, ce sont des boucliers vitaux.

Son parcours : Devenue travailleuse sociale respectée dans le 19ème arrondissement de Paris, elle a passé trente ans à guider les familles de migrants vers une assimilation exigeante et digne. Elle a élevé ses jumeaux, Hugo et Lucas, dans le culte du mérite et du respect des règles.

Anecdote : Keza garde précieusement dans son sac un petit dictionnaire de français corné, que lui avait donné un soldat de l’opération Turquoise au Rwanda. C’est avec ce livre qu’elle a amélioré ses premiers mots de liberté.

2. YANIS : Le Journaliste français

Son passé : Issu d’une famille de la bourgeoisie intellectuelle de gauche parisienne, Yanis a grandi dans le culte de l’humanitaire et du sans-frontiérisme. Idéaliste de vingt-huit ans, il pensait que le journalisme consistait à défendre les opprimés contre les frontières.

Son parcours : Devenu reporter indépendant, il est parti sur le terrain pour documenter la crise des migrants. C’est là, aux îles Canaries, qu’il s’est heurté à la réalité : est-ce que l’immigration massive est vraiment un exode spontané ? Que se cache-t-il derrière ?

Anecdote : Le jour où Yanis a basculé dans le « réalisme », c’est lorsqu’il a dû donner 500 euros d’argent liquide à un fonctionnaire d’une grande organisation internationale.

Est-ce que son propre camp politique préférait mentir ou dire la vérité ?

3. DAEMON : Le Journaliste américain

Son passé : Gamin des banlieues ouvrières de l’État de New York, Daemon a toujours nourri une méfiance instinctive envers les institutions de son pays. Caméra au poing, il a passé des années à documenter les marges de l’Amérique, du Mexique à l’Alaska.

Son parcours : Journaliste d’investigation, il a failli mourir sous les balles d’un cartel lors d’un reportage à la frontière mexicaine. Mais sa plus grande surprise a été de découvrir que la violence la plus froide ne venait pas des criminels, mais de la bureaucratie fédérale de l’Immigration. Après avoir vu ses reportages censurés par les grands médias américains (victimes de « capture institutionnelle »), comment va-t-il contourner le système ?

Anecdote : Lors d’un tournage clandestin près du centre de détention de Batavia, Daemon a vu un agent de l’Immigration casser la vitre d’une voiture pour en extraire un enfant de cinq ans sous les yeux de son père en règle. Quand Daemon a crié qu’il filmait et que c’était illégal, l’agent l’a regardé droit dans les yeux et lui a dit :

« C’est nous, la Loi ».

Une phrase, symbole d’un État devenu fou, qui aura des répercussions.

Vous trouverez le livre ici

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