Mon Roman Fantasy

Atlantide – La dernière reine

Ecrit en hommage à René Barjavel avec La Nuit des Temps et à Pierre Benoît dans L’AtlantideAtlantide, la dernière reine est un roman Fantasy que j’ai d’abord auto-édité puis édité chez Hélène Jacob (sous le titre Ensorcelé – Pour l’amour d’une reine).

J’en ai récupéré les droits pour pouvoir à nouveau l’éditer par moi-même. J’ai changé la couverture et le titre et le revoici en ligne (format papier et numérique). Je prévois aussi, à la demande de quelques lecteurs, d’écrire une suite. Je vous tiendrai informé(e) sur ce blog.

Pour lire gratuitement et directement le début du roman, c’est par ici : lien vers le roman.

Voici la couverture :

Atlantide, la dernière reine par Marjorie Loup

Et son résumé : « Dans un coin de Bretagne, le narrateur, dont on ignore le nom, attend celle qui sera parfaite, celle qui sera exactement pour lui.

Le vieux jardinier Merlin est devenu son ami et illumine ses journées de ses enchantements. Sous ses mains poussent de petites fleurs d’or, qui aussitôt s’éparpillent en poussières d’étoiles.

Au pays, comme on dit, chacun sait que Merlin fut un enfant, il y a de cela dix mille ans, et que cet enfant venait d’ailleurs. Qu’il était le fils du beau et puissant démon et de la plus belle femme de la terre.

Ce jour-là, à ses questions sur ses origines et sur ce qu’est l’amour, Merlin évoque la Prophétie. La Prophétie, qui symbolise la vision de l’amour éternel chère au narrateur, dit ceci : « Nul ne peut atteindre son royaume, sans y laisser son nom et sa vie, le cœur meurtri à jamais. »

Le royaume, celui de l’Atlantide. Et à cause de la Prophétie, le narrateur quitte le monde connu à la suite de Merlin, parce que la reine d’Atlantide l’attend.

Un Merlin inoubliable, magicien et despote, le guidant jusqu’aux portes du royaume avant que ses portes ne se referment. Une reine mystérieuse, pour qui le narrateur oubliera son nom dès qu’il l’aura vue. Voilà ce que dit la Prophétie.

Une reine pour qui on oublie d’où l’on vient, nourri par un amour fou menant à un affrontement inéluctable avec celui qui veille : Merlin. On en ressort déboussolé, étourdi, partagé entre l’horreur et l’émerveillement d’un tel amour. »

Ce roman vous fait entrer au cœur de l’Atlantide, dans la vision qui est la mienne.

Un monde hautement développé technologiquement, aseptisé, aux créatures étonnantes telles que les Pierres-de-Lune, ces êtres évolués ressemblant à des centaures et dont le pelage s’anime selon leurs fonctions. Les derniers Atlantes ont une apparence androgyne et il est difficile de déceler s’ils sont homme ou femme. C’est même plus que cela, puisqu’ils sont à la fois homme et femme. Le narrateur, gêné par cet état, va trouver un nouveau mot pour les définir. Vous le découvrirez dans le roman (et dans l’extrait page 93).

 

Extrait p.65 :

En revanche, leurs voix étaient toutes non seulement androgynes mais identiques. Aucune ne se différenciait d’une autre. Je me sentis très perturbé, et ce sentiment me dura longtemps après ce premier jour.

J’appris à les reconnaître de la façon que m’avait enseignée Perles de Rosée Dansant dans l’Aube du Monde. Chaque tunique blanche exsudait l’essence de l’être, la profondeur de l’âme qui ne souffrait d’aucune souillure.

Ainsi que je l’avais déjà observé, leur torse avait deux petites protubérances, et leurs mains ainsi que leurs gestes pouvaient tour à tour être masculins ou féminins. Tous les visages et la peau des avant-bras succinctement découverts étaient glabres.

La Pierre-de-Lune reprit sa marche, ses petits sabots soulevant toujours de la poussière d’or, qui allait se déposer dans un creux de dalle ou alors très haut dans les airs.

Partout, des êtres en robe. Allais-je revoir mon guide ? Qu’étaient censés faire tous ces êtres ? Qui étaient-ils, en réalité ?

Pénétrant sous l’arche majestueuse, je m’immobilisai, le souffle coupé. Cela dépassait tout ce que j’avais pu voir, et pourtant ce n’était rien comparé à ce que j’allais découvrir par la suite.

 

Extrait p. 93 :

— Alors, c’est toi le nouveau ?

Un enfant, qui me dévisageait de façon fort solennelle, se tenait tout près de mon lit. Son attitude dénotait l’assurance et la grâce, savant dosage masculin et féminin. Son regard noisette, ourlé de longs cils, me fixait sereinement. Inconscient du fait singulier de se trouver sans y être invité dans la chambre d’un homme inconnu et endormi. Comment était-il entré ? Ou elle ?

Le jeune être, fille et garçon à la fois, portait ses cheveux châtains lisses ramenés en une queue pas très longue. Iel pouvait avoir une dizaine d’années humaines. Ses traits fins emplis de charme et de franchise.

— Bonjour, dis-je en souriant, oui c’est bien moi. Moi qui ne peux pas sortir librement de cette chambre, je voudrais bien savoir comment tu as pu y pénétrer.

Au lieu de répondre, l’être enfant se leva dans un froissement de sa tunique blanche puis, dans une attitude qui n’était pas de son âge, me salua en hochant la tête, la main sur le cœur. Iel s’approcha et, soulevant délicatement sa robe qui sentait le premier flocon né dans le ciel et se posant sur la terre endormie, s’assit sur le rebord de mon lit en gloussant :

— Tu es tout nu sous tes draps ?

Je rougis et tirai dans un mouvement instinctif le tissu de satin sur mes épaules.

— Et toi, rétorquai-je amusé, tu es une fille ou un garçon ?

Le jeune androgyne se renfrogna le temps d’un battement de cil, puis étira ses jolies lèvres en un sourire mystérieux et pour toute réponse m’asséna :

— Je suis atlante.

— Certes, je le sais bien désormais. Mais n’y a-t-il pas un moment où tu as été l’un ou l’autre ?

— Jamais. Nous sommes les deux à la fois, toujours, conclut-iel assurément amusé(e). D’ailleurs, je ne sais même pas comment on peut n’être que l’un ou l’autre. (…)

Pour en savoir plus sur le roman, c’est par ici.

21 réflexions au sujet de « Mon Roman Fantasy »

  1. — Jamais. Nous sommes les deux à la fois, toujours, conclut-iel assurément amusé(e). D’ailleurs, je ne sais même pas comment on peut n’être que l’un ou l’autre. (…)

    Il parait que la vérité sort de la bouche des enfants…

  2. Je me suis procuré ton roman « Ensorcelé – Pour l’amour d’une Reine » et j’avoue avoir été subjuguée tant par l’histoire que par le style : tu as vraiment une très belle écriture Marjorie, et tu as du talent. Bravo !

    1. Merci Danny, ça me fait étrange et une agréable impression que tu sois dans cet univers qui m’a tenue intensément durant environ 4 mois ! J’ai prévu une suite alors que ce n’était pas du tout prévu.

  3. Elle est sympathique cette vidéo. Simple et efficace. D’habitude je n’aime pas trop les teasers vidéos pour les romans, où on essaye de nous imposer une ambiance. Mais dans ce cas là, c’est très agréable. Ça laisse libre cour à l’imaginaire que pourrai donner le livre.

    1. Merci Romain, et c’est sympa de commenter
      Ravie que le teaser te plaise, c’est qu’il a su transmettre une certaine vision qui laisse place à l’imaginaire, sûrement.
      Bon, je vois sur ton site que tu as créé une ambiance café littéraire-prison hanté ? lol

  4. Bonjour Marjorie. C’est amusant que tu écrives « prison ». (probablement influencée par notre dernière soirée sur l’Etat d’urgence) C’est un bar où les esprits des auteurs sont invoqués pour venir boire et discuter. Si tu es disponible et en région parisienne le premier mai, c’est notre prochaine soirée. Le thème « quand la peur vire a la fantasmagorie ». Si tu aimes le concept, tu pourras proposer des textes pour une prochaine séance. Ton esprit serai alors invoqué…

    1. Bonjour Romain,
      Ah c’est original, ça !
      Je ne serai pas en région parisienne à ce moment-là.
      Je vous souhaite à tous bien du plaisir, pour cette soirée, en tout cas 🙂

    1. Il n’y a pas de raison que tu n’y arrives pas, Seb.
      Une fois inscrit sur Youscribe, en dessous de ton titre et au-dessus de ton extrait, tu as des symboles.
      L’un d’eux est « intégrer », tu le sélectionnes et ça te donne un code à copier-coller sur ton blog dans l’onglet texte (dédié à l’html, pas l’onglet normal « visuel »).
      C’est tout !

  5. Au lieu du début du roman, j’obtiens seulement un carré gris. Apparemment le lien n’existe plus. Tu devrais le supprimer pour éviter de frustrer tes lecteurs potentiels.
    Une lectrice potentielle frustrée 😉

    PS Je te souhaite une bonne journée.
    Ici sur mon île du sud du Danemark le soleil brille et on a 13 degrés, mais cela va monter au cours de la journée. Le changement climatique se fait sentir ici beaucoup plus qu’en Haute-Savoie. Dans ma jeunesse, à la même époque, c’était déjà presque l’hiver ici.

    1. Coucou Françoise,
      Ravie de te voir pointer le bout du nez par ici !
      Le Danemark, quelle destination originale d’expatriation ! Les photos que tu m’as envoyées de ce pays sont je trouve très belles ! Ça me fait envie de venir visiter ce pays. Je vois que tu as à peu près la même température qu’ici en Haute-Savoie, étonnant ! Mais le froid arrive, paraît-il.
      Je vais m’occuper de ce lien qui n’existe plus, en effet.
      Belle soirée à toi et à bientôt d’échanger

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