Mon Roman Publié

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Ecrit en hommage à René Barjavel avec La Nuit des Temps et à Pierre Benoît dans L’AtlantideEnsorcelé – Pour l’amour d’une reine est un roman Fantasy que j’ai d’abord auto-édité.

Il est maintenant édité chez Hélène Jacob (infos ici), disponible en version numérique Kindle ou Papier.

Pour lire gratuitement et directement sur mon blog le début du roman, c’est ici.

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Ensorcele Marjorie Loup

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Tout commence en Bretagne.

La Prophétie dit qu’il existe une reine mystérieuse, dans un royaume dont les portes restent ouvertes peu de temps, une reine pour qui on oublie son propre nom, aussitôt qu’on l’a vue.

Le narrateur suit Merlin, dont on ne sait pas trop s’il est magicien ou despote, pour retrouver cette reine qui l’attend. Il ignore encore qu’elle est l’ultime reine des Atlantes.

Une reine pour qui le narrateur oubliera d’où il vient, nourri par un amour fou qui le mènera à un affrontement inéluctable avec celui qui est au cœur de ce roman : Merlin.
On en ressort déboussolé, étourdi, partagé entre l’horreur et l’émerveillement d’un tel amour.

Ce roman vous fait entrer au cœur de l’Atlantide, dans la vision qui est la mienne.

Un monde hautement développé technologiquement, aseptisé, aux créatures étonnantes telles que les Pierres-de-Lune, ces êtres évolués ressemblant à des centaures et dont le pelage s’anime selon leurs fonctions. Les derniers Atlantes ont une apparence androgyne et il est difficile de déceler s’ils sont homme ou femme. C’est même plus que cela, puisqu’ils sont à la fois homme et femme. Le narrateur, gêné par cet état, va trouver un nouveau mot pour les définir.

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Extrait p.44 :

En revanche, leurs voix étaient toutes non seulement androgynes mais identiques. Aucune ne se différenciait d’une autre. Je me sentis très perturbé, et ce sentiment me dura longtemps après ce premier jour.

J’appris à les reconnaître de la façon que m’avait enseignée Perles de Rosée Dansant dans l’Aube du Monde. Chaque tunique blanche exsudait l’essence de l’être, la profondeur de l’âme qui ne souffrait d’aucune souillure.

Ainsi que je l’avais déjà observé, leur torse avait deux petites protubérances, et leurs mains ainsi que leurs gestes pouvaient tour à tour être masculins ou féminins. Tous les visages et la peau des avant-bras succinctement découverts étaient glabres.

La Pierre-de-Lune reprit sa marche, ses petits sabots soulevant toujours de la poussière d’or, qui allait se déposer dans un creux de dalle ou alors très haut dans les airs.

Partout, des êtres en robe. Allais-je revoir mon guide ? Qu’étaient censés faire tous ces êtres ? Qui étaient-ils, en réalité ?

Pénétrant sous l’arche majestueuse, je m’immobilisai, le souffle coupé. Cela dépassait tout ce que j’avais pu voir, et pourtant ce n’était rien comparé à ce que j’allais découvrir par la suite.

 

Extrait p. 63 :

— Alors, c’est toi le nouveau ?

Un enfant, qui me dévisageait de façon fort solennelle, se tenait tout près de mon lit. Son attitude dénotait l’assurance et la grâce, savant dosage masculin et féminin. Son regard noisette, ourlé de longs cils, me fixait sereinement. Inconscient du fait singulier de se trouver sans y être invité dans la chambre d’un homme inconnu et endormi. Comment était-il entré ? Ou elle ?

Le jeune être, fille et garçon à la fois, portait ses cheveux châtains lisses ramenés en une queue pas très longue. Iel pouvait avoir une dizaine d’années humaines. Ses traits fins emplis de charme et de franchise.

— Bonjour, dis-je en souriant, oui c’est bien moi. Moi qui ne peux pas sortir librement de cette chambre, je voudrais bien savoir comment tu as pu y pénétrer.

Au lieu de répondre, l’être enfant se leva dans un froissement de sa tunique blanche puis, dans une attitude qui n’était pas de son âge, me salua en hochant la tête, la main sur le cœur. Iel s’approcha et, soulevant délicatement sa robe qui sentait le premier flocon né dans le ciel et se posant sur la terre endormie, s’assit sur le rebord de mon lit en gloussant :

— Tu es tout nu sous tes draps ?

Je rougis et tirai dans un mouvement instinctif le tissu de satin sur mes épaules.

— Et toi, rétorquai-je amusé, tu es une fille ou un garçon ?

Le jeune androgyne se renfrogna le temps d’un battement de cil, puis étira ses jolies lèvres en un sourire mystérieux et pour toute réponse m’asséna :

— Je suis atlante.

— Certes, je le sais bien désormais. Mais n’y a-t-il pas un moment où tu as été l’un ou l’autre ?

— Jamais. Nous sommes les deux à la fois, toujours, conclut-iel assurément amusé(e). D’ailleurs, je ne sais même pas comment on peut n’être que l’un ou l’autre. (…)

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9 réflexions au sujet de « Mon Roman Publié »

  1. — Jamais. Nous sommes les deux à la fois, toujours, conclut-iel assurément amusé(e). D’ailleurs, je ne sais même pas comment on peut n’être que l’un ou l’autre. (…)

    Il parait que la vérité sort de la bouche des enfants…

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